TCHAMBA NGOTOM Ranèse - CESSMA - Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques

TCHAMBA NGOTOM Ranèse


Histoire
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Sujet de Thèse

"Une histoire postale du Cameroun de 1945 à la fin des années 1970.Support politique, réseau de communication et pratiques sociales "

Directeur : Odile GOERG (CESSMA - Université Paris Diderot)

Communications

- Du 13 au 14 décembre 2014 modératrice du pannel Les circulations de pratiques et objets culturels à l’occasion du colloque Fédération Suds - « Les circulations à contre-courant »- -
http://www.iheal.univ-paris3.fr/sit...

- Juin 2016 « Quelles types de sources pour un bilan sur l’histoire de la Poste au Cameroun (lendemains de la Seconde Guerre mondiale – années 1970) ? », https://afhe.hypotheses.org/9160

- Juin 2016 « Libéralisation et sort du secteur des Postes au lendemain des années 1990 au Cameroun », colloque « les visages de la Gouvernementalité d’une Afrique post guerre froide en crises », à l’Université Libre de Bruxelles, http://cevipol.ulb.ac.be/fr/les-vis...

Publications

-  « Poste et Guerre : les marques postales et le 1er conflit mondial au Cameroun » (Article scientifique de 15 pages, publié dans le numéro spécial des cahiers d’Images et Mémoires octobre 2015, p.21-30, voir http://www.imagesetmemoires.com/cah...
-  Réécriture de l’article « Poste et Guerre : les marques postales et le 1er conflit mondial au Cameroun » reformulé et intitulé « la grande guerre au Cameroun à travers l’imagerie postale », in Outre-mers, n° 398-399 : Regards sur le corps aux colonies, premier trimestre de juin 2018) p.255-273. Voir http://www.sfhom.com/spip.php?artic...
-  « Libéralisation et sort du secteur des Postes au lendemain des années 1990 au Cameroun » co-publié avec Anafak Japhet, in Crises de gouvernementalité en Afrique post guerre froide une perspective pluridisciplinaire, Louvain, Academia-l’Harmattan, 2018, p .57-67. http://www.editions-academia.be/ind...

Résumé de thèse

Pour assurer le processus de transformation et d’expansion coloniale, les Européens eurent recours à un système de gestion qui introduisait de modèles nouveaux. Ils mirent sur pied un réseau télégraphique et postal pour pallier aux moyens de communications inappropriés à cette période. Au-delà de leur fonction première liée à l’exercice du pouvoir ou de l’administration en place, ils constituèrent tant bien que mal un atout nouveau appelé à contribuer à l’amélioration de la qualité de vie et surtout de la diffusion de l’information.
En ouvrant sur l’étendue du territoire des établissements postaux et en créant des liaisons télégraphiques, l’autorité entendit assurer un service pour l’administration du territoire. Il entendit aussi assurer des services – de plus en plus nombreux – à destination des populations européennes installées au Cameroun et de la population locale qui s’en accoutumèrent au fil du temps.
Après la fin de la tutelle française et britannique, l’Etat indépendant du Cameroun géra les services qui s’occupèrent de la poste, du télégraphe et du téléphone en les inscrivant dans les projets de développement. Son objectif principal se voulait d’assurer le bon fonctionnement des services des Postes, en répondant aux besoins de l’administration et aussi des populations.
Considérés dès l’indépendance comme un instrument au service du développement du pays, le gouvernement éprouva aussitôt la nécessité de restructurer ses services dans le cadre des plans quinquennaux, allant de 1960 jusqu’au milieu des années 1980.
L’objet central de notre réflexion consiste à étudier la poste au Cameroun, en tant qu’une institution. Nous ferons alors une histoire administrative de la poste au Cameroun entre la fin de la 2nde guerre mondiale et les années 1970. Il sera alors question de l’analyse ce nouveau système de gestion social qui, dès sa mise sur pied, constitua un critère intervenant dans l’organisation territoriale. Une circonscription administrative se distinguait non seulement par l’établissement des services d’administration générale (bureau du commissaire ou du chef de circonscription administratif), mais aussi par l’existence d’un bureau de poste.
Cette étude de la poste au Cameroun s’intéressera aussi à son utilité, son analyse comme un nouvel outil de communication et de progrès social. Ce travail s’ouvre aussi au champ des mobilités liées au transport postal et par l’analyse du métier de facteur. De même, l’approche des mobilités s’aperçoit par le déplacement des usagers jusqu’au bureau de poste pour solliciter des prestations.
Ce Travail nous permettra de voir comment la poste s’installe, évolue et fonctionne dans le territoire du Cameroun. Une analyse des facteurs ayant milité pour son implantation, son extension et ses ramifications aux confins du territoire sera importante. Ce travail apportera une contribution à l’historiographie africaine, dans laquelle ce champ est très peu exploré. Il ambitionne de redonner une place à la poste et vise à la considérer comme un objet de rupture et changement des mœurs dans le cadre d’une analyse de l’histoire sociale. Enfin, la poste a été aussi l’expression et une des causes d’un grand changement qu’a connu la société traditionnelle camerounaise sur le plan communicationnel.