SHIMOOKA Erina - CESSMA - Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques

SHIMOOKA Erina


Histoire
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Sujet de thèse

- Les relations Franco-Japonaises dans la première moitié du 19eme siècle

- Le séjour des missionnaires français au royaume des Ryûkyû dans les années 1850-60

- L’influence du séjour des missionnaires français au royaume des Ryûkyû sur la politique française au Japon au 19eme siècle

Directrice : Nathalie KOUAME(CESSMA - Université Paris 7 Diderot)

Publications

- « セシーユ艦隊来航に関する再検討―セシーユによるフランス人滞琉環境改善要求とその影響― » (Reexamination on the arrival of Cécille-The Demand for improvement of the living context in Okinawa by Cécille and itsinfluence-) dans International Journal of Okinawan Studies (IJOS), Volume 5, decembre 2014, pp. 51-61.

Résumé de thèse

Durant l’époque d’Edo, surtout à partir de la fin du XVIIIe siècle, l’arrivée de navires étrangers au Japon était fréquente, et ils se sont donc approchés du royaume des Ryûkyû (le nom actuel est Okinawa, un des départements du Japon) se trouvant entre le Japon et le Taïwan. En 1844, un navire français, L’Alcmène, aborda au royaume des Ryûkyû et son capitaine, Fornier-Duplan, annonça l’arrivée de l’escadre de Cécille, puis afin de former un interprète, il y laissa un missionnaire français, Théodore-Augustin Forcade et son assistant chinois, Augustin Kô. Deux an après, en 1846, Cécille arriva enfin à Okinawa, et demanda de signer un traité d’amitié et de commerce. Sa demande s’est vue refusée, toutefois, un autre missionnaire français, Pierre-Marie Le Turdu, vint remplacer Forcade, à cette occasion, suivi, quelques mois plus tard, du missionnaire Mathieu Adnet. Après le décès de ce dernier et le départ définitif de Le Turdu en 1848, aucun Français ne séjournait jusqu’en 1855. Durant ces 7 ans de lacune, le Japon a conclu des traités d’amitié avec les Etats-Unis et l’Angleterre, et en même temps, le royaume des Ryûkyû a également signé un traité d’amitié avec les États-Unis, puis il a conclu un traité d’amitié avec la France en 1855.

Dans ma thèse, je vais analyser et comparer les différences de cadre de séjour entre les missionnaires des années 1840 et ceux des années 1850. Plus précisément, en examinant le séjour des missionnaires français dans les années 1850, à savoir Prudence Séraphin-Barthelemy Girard, Eugène-Emmanuel Mermet-Cachon, Louis-Théodore Furet, j’aimerais mettre au jour ce qui a changé et ce qui n’a pas changé par le traité d’amitié conclu en 1855 entre la France et le royaume des Ryûkyû. En outre, en vérifiant les archives des Ryûkyû, je souhaiterais montrer le changement d’accueil des officier des Ryûkyû. En utilisant les sources du royaume des Ryûkyû, ainsi que celles des missionnaires français, et en restant neutre dans l’analyse, je vais tenter d’élucider la situation de cette époque envers les Occidentaux qui séjournaient aux Ryûkyû.

En outre, en mettant au jour le séjour des Français dans les années 1850, il sera question d’élucider l’influence du séjour des missionnaires de 1840, sur ceux des années suivantes. En 1858, le traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon a été conclu, et l’an suivant, en 1859, le premier ambassadeur français, Gustave Duchesne de Bellecourt est entré en fonction au Japon. Bien étonnamment, la négociation pour conclure le traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon ne s’est pas déroulée en hollandais, mais en japonais grâce à Mermet-Cachon. Ainsi, il est notoire que les missionnaires français arrivant au Japon via le royaume des Ryûkyû se montrèrent actifs dans le monde politique, et que Bellcourt employait Girard, et Mermet travaillait auprès du deuxième ambassadeur français au Japon, Léon Roches en tant qu’interprète. En prenant en considération cette réalité, il est maintenant nécessaire d’étudier leur séjour à Okinawa et leur perception d’Okinawa et du Japon, afin d’examiner si cela a exercé une influence sur leurs activités ainsi que sur celles de Bellecourt et de Léon Roches. Particulièrement, grâce aux travaux de l’historien Alain Cornaille recueillant les archives de Bellecourt, nous pouvons désormais avoir des possibilités de travaux sur les premières relations diplomatiques entre la France et le Japon. En conséquence, après avoir comparé le cadre de séjour des missionnaires français aux Ryûkyû entre les années 1840 et 1850, je tenterai de vérifier ce sujet.